Présentation


Bienvenue a toi qui visite ce debut de skyblog.

J'avais promis à une amie de lui écrire une histoire. Là voilà. Enfin, elle est en cours d'écriture.

J'espère que ça vous plaira.

Clarisse, c'est pour toi :D

bonne lecture



Pour ma première histoire, c'est ici

# Posté le jeudi 12 juillet 2007 14:13

Modifié le mercredi 16 juillet 2008 09:47

Depart d'un ami

Depart d'un ami
[...]Avant son départ, Thomas m'avait demandé de le rejoindre sous l'arbre en face du lac, le même arbre ou nous passions notre temps ensemble étant petit.

Nous nous connaissions depuis l'age de trois ans. Amis d'enfance, voisins, et peut être plus... Il allait partir pour un voyage de deux mois, juste le temps de finir ses études dans le pays voisin.

Au fond de moi, je ne voulais pas qu'il parte. Mais, si c'était ce qu'il voulait, je n'avais pas le droit de lui dire de rester. Même si l'envie de lui dire était forte, je restais à ses cotés, sans dire un mot. Il ne parlait pas non plus. Le silence commençait à me rendre nerveuse.

D'un coup, comme pour qu'il comprenne que ce silence était lourd pour moi, je me levais. Je fis deux pas vers le lac. Il se levait, me suivit, et passait ses bras par-dessus mes épaules.

-Ne t'inquiètes pas, je t'enverrai des nouvelles de moi. Me chuchotait-il alors à l'oreille.

Au loin, le soleil se couchait. L'instant était magnifique, et romantique...pour moi. J'aurai voulus savoir ce qu'il pensait à ce moment. Il regardait sa montre, et me lâchait.

- Excuse moi, Olivia, je dois y aller. Ils m'attendent.
- Thomas attends !


Il partit sans se retourner. En même temps, avec le caractère que Thomas avait, son caractère timide, cela ne m'étonnait pas. Jamais je ne l'avais vu crier sur quelqu'un, ou oser dire non.
De nature plutôt calme, il ne montrait jamais ses sentiments...jamais...jusqu'à son voyage...
Je le suivais dans la nuit. Nous avions marchés pendant un bon kilomètre, il se stoppa, se tourna vers moi, et me dit :

-Tu sais, tout va bien se passer. Je t'ai promis de t'écrire. Tu n'as pas à t'inquiéter. Tu as quelque chose à dire avant que je parte ?
-Euh... enfin...
-Dans ce cas, a dans deux mois Olivia.
Dit-il souriant.

Je n'avais pas réussis à lui dire de rester. J'allais l'attendre deux mois maintenant[...]

# Posté le jeudi 12 juillet 2007 15:05

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 14:39

Tristesse

Tristesse
[...]Il ouvrait la portière de la petite Peugeot 206, s'installait aux cotés d'une femme aux cheveux frisés roux, bouclait sa ceinture, et me souriait innocemment pour la dernière fois.
Je regardais les feux arrière de la voiture grise qui s'éloignaient, de plus en plus.
Je remontais la manche de mon pull trop grand pour moi sur mon épaule, et commençais a rentrer chez moi a pieds. Il était tard.

Une moto s'arrêta à coté de moi. C'était ma mère qui rentrait du travail. D'un simple signe de la tête, elle m'invitait à grimper derrière elle. Je m'accrochais à sa taille, elle démarrait.
La brise était légère cette nuit, et elle fouettait mon visage. Sur le petit deux roues, la sensation était identique que si je volais. Du moins, c'est ce que je ressentais.

Adepte de la vitesse, ma mère accéléra. Si j'avais su conduire cet engin, je serais partie à la poursuite de thomas. Je fermais les yeux. J'étais a présent dans un demi-sommeil. Je sentais le vent sur mes joues, mais je n'entendais rien, et ne pouvais plus bouger. Le visage de mon ami m'apparut.
Ma mère, me secoua gentiment, me tirant de mes fantasmes et me réveillant de mon demi-sommeil.

Deux mois. Ce n'était que deux mois. Il allait revenir après tout.
Je n'avais pas d'appétit ce soir la. La main gauche dans les cheveux, le coude sur la table pour soutenir ma tête, le regard fixé sur mon bol, je remuais les nouilles dans le potage à l'aide de ma cuillère. Mes parents avaient beau me parler, j'étais dans mes pensées, rien ne pouvait m'en tirer.
Ces dernières étaient pour mon ami, qui était en route pour le pays voisin.
Mon père, fâché de mon comportement, tapa violemment sur la table. Je sursautais, le regardais étonnée, et repris ma mine attristée.

-Je suis désolée papa... Je ne me sens pas bien, je vais dans ma chambre.


Je déposais mon bol et mes couverts dans l'évier, et montais au deuxième étage. La, je me dirigeai vers la salle de bain. Je passais de l'eau fraîche sur mon visage. Le miroir, en face de moi, me renvoyait une image piteuse.
Arrivée dans ma chambre, j'ouvrais les rideaux, éteignis la lumière, et m'installais sur le rebord de la fenêtre.
Ma tête était posée sur ma main droite, et je fixais la lune à travers la grande fenêtre. Elle était en beauté. Parfaitement ronde et luminescente. Le peu de rayons qui passaient par la vitre, éclairaient superbement la pièce.

Je restais la à contempler cette reine. Je pensais encore à Thomas. Beaucoup de questions me vinrent à l'esprit. Je me voyais incapable d'y répondre. Allait-il vraiment revenir, s'il se plaisait le bas ? Je ne me rendis pas compte sur le moment mais, je pleurais. Au début ce n'était que quelques larmes, mais ces quelques larmes devinrent gros sanglot...
Je le voulais rien que pour moi, je n'avais pas réussi à lui dire avant qu'il ne parte. Désormais, il était hors de question que je le lui dise. Allez savoir pourquoi. Je m'étais juré... Oui...jamais... Je m'étais juré de ne jamais lui dire que je l'aimais[...]

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 16:56

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 14:42

Cauchemar

Cauchemar
[...] Je me réveillais sur le rebord de la fenêtre, parmi les coussins aux couleurs acidulés. Quelque chose clochait. La porte de ma chambre était entrouverte, j'étais pourtant sure de l'avoir refermée. Une légère lumière émanait de la petite ouverture, et j'entendis des bruits de pas. J'avançais timidement, et, je poussais doucement la porte. La, j'aperçus une silhouette de dos.

Sans se retourner, cette dernière me fit signe de la suivre. Je ne voulais pas, mais mon corps ne m'obéissait pas. La personne que je suivais, portait un long manteau noir.
Elle descendit l'escalier, et passa à travers un mur. Je pensais rêver auparavant, mais la, j'en étais sure. Je passais à mon tour, tel un fantôme, et vis l'ombre de la personne a cinq mètre de moi, immobile, m'attendant.

Je marchais. Même si mon corps ne m'obéissait qu'a moitié, j'étais un peu rassurée.
Empruntant un chemin terreux, l'ombre s'arrêtait pour m'attendre, et, lorsqu'elle était sure que j'étais encore là, elle courait, s'arrêtait, vérifiait etc....
Nous arrivions en ville. Les rues étaient dangereuses pour une maladroite comme moi, mais étrangement, je ne me pris pas les pieds une seule fois entre les pavés.
Il n'y avait personne, pas un chat... Le silence m'effrayait.

La lune éclairait peu la grande route. La silhouette s'arrêtait, pour ne plus se remettre à courir. Je n'avais pas remarqué les voitures équipées d'armes à feu, et le chaos qui régnait. Je posais le pied sur une poupée.

-Crois-tu à l'apocalypse ?
-Pardon ?
-crois-tu à l'apocalypse ?
-Que voulez vous dire ?


« L'ombre » se retournait. La lumière de la lune devint rouge. Du sang me passait entre les jambes, je reculais, et, la, je tombais en voyant le visage de la personne que j'avais suivis... Une voix familière... un visage familier... Thomas ! Je courais vers lui pour le prendre dans mes bras mais, je me stoppais. Ses yeux pleuraient des larmes rouges, des larmes de sang...

-Olivia... Je suis désolé... je n'aurais pas du partir sans te le dire... Non... Je t'aime Olivia !

Apres m'avoir dit cela, des coups de feu retentirent, et mon ami, tomba a genoux. Je ne pouvais désormais plus bouger. Je ne pouvais que le regarder agonisant à mes pieds... J'hurlais, je m'époumonais pour rien, aucuns sons ne sortaient de ma bouche. Je vis des cadavres à mes cotés, ils n'étaient pas la avant. Un homme s'approcha de moi.

Je me réveillais en sueur dans mon lit. Je me pinçais pour vérifier que je ne rêvais pas... Cette fois, c'était la réalité, et, je n'arrivais pas à m'ôter le visage plein de sang de Thomas. [...]

# Posté le mercredi 18 juillet 2007 19:20

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 14:45

Famille

Famille
[...] Je descendais à la cuisine pour boire un verre de lait. Quand j'étais petite, et que je faisais un cauchemar, c'est ce que mon père, mon vrai père me donnait. Un grand verre de lait frais. Cela me calmais.

Ma mère était mariée à Dan, de son vrai prénom, Jordan. Mon père, pour qui j'étais sa raison de vivre, était mort suite à un accident d'avion. Je n'ai jamais eus de ranc½ur envers Dan, je l'avais accepté tous de suite, et inversement. Mais, il était différent de mon père. Il s'énervait beaucoup, et me punissait si je répondais. Tant qu'il ne frappait pas ma mère, et qu'elle était heureuse, cela m'allait. Je n'avais pas à me plaindre.

Je regardais le four micro-ondes. Il affichait trois heures du matin. Je décidais d'aller me recoucher, même si je n'avais plus sommeil. J'avais déjà planifié ma journée. Je me lèverais à six heures, prendrais ma douche, mettrais fin à mes taches ménagères, et irai faire les courses, en évitant de penser à Thomas.

Comme je l'avais prévu, je ne réussis pas à me rendormir. Six heures. Mon réveil sonnait. Je sautais de mon lit, m'étirais, et préparais mes affaires.

Une bonne douche chaude n'était pas de refus après une telle nuit.

Quelques jours passèrent. J'étendais le linge sur les cordes sur le toit, et comme à mon habitude, je guettais le facteur. Lorsque je le vis enfin, je courais dans sa direction, laissant tomber le linge dans la panière rose.

Cela faisait un peu plus de deux semaines que j'attendais une lettre de Thomas. Le facteurs me donnaient des enveloppes, mais aucunes n'étaient de lui. Je commençais à me dire qu'il m'avait oublié...

C'était les vacances pour moi. A part Thomas, je n'avais pas beaucoup d'amis. Il n'y avait que Anna. Elle était ma cousine, ma demi-s½ur aussi. C'était compliqué. Elle, c'était la fille de Dan, et aussi celle de la s½ur de ma mère.

Nous n'avions rien en commun. Nous n'aimions pas les mêmes choses, mis à part mon meilleur ami...Depuis qu'elle m'avait avoué cela, je la considérais comme ma rivale, même si c'était idiot de penser ainsi.

Je n'avais pas envie d'aller lui rendre visite chez ma grand-mère. Mais j'y allais tout de même. Cela faisait un an que l'on ne c'était pas vu. [...]

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 16:54

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 14:45

Retrouvailles

Retrouvailles
[...] Je suppliais Dan de m'emmener voir Anna. Il ne voulait pas. Je m'accrochais. Le faire décollé de son canapé n'était pas facile, mais, j'étais têtue, et je ne lâchais pas l'affaire.
Il cédait, juste pour pouvoir regarder son DVD en paix quand je serais partie.

Il sortait la voiture du garage, prit tout son temps, et inspirait un bon coup. J'avais hâte de revoir Anna, même si je ne l'aimais pas beaucoup. Apres tout, en un an, peut être avait elle changé.

Nous étions arrivés après vingt minutes de trajet. J'aperçus ma grand-mère dans les graviers le long de l'allée, replantant des rosiers. Anna elle, était allongée dans l'herbe et bronzais. Elle n'avait pas changé...Je décidais de lui laisser quand même une chance.

-Ollie ! Cria t'elle après m'avoir vu.
-Annie ! Souriais-je.

Nous nous fîmes la bise. Elle était joyeuse, en pleine santé. Dan lui, repartait sur le champ.
Ma grand-mère et lui n'étaient pas ce qu'on pourrait appeler de bons amis. Ils ne s'appréciaient pas beaucoup.

Le moteur de la voiture se fit entendre. Anna et moi rigolions. Je l'avais mal jugé. Elle était sympa, au fond. Puis, alors que je me refaisais une idée, elle agitait une lettre sous mon nez.
Elle venait de Thomas. Je la lui arrachais des mains. Elle me regardait les yeux grands ouverts, et se mit à rire. La lettre était pour moi, elle m'était destinée. Et moi qui avais pensé qu'il m'oubliait la bas ! J'en tremblais d'excitation.

Dans cette lettre, il m'expliquait le jour où il reviendrait, et le lieu ou il m'attendrait. Je relisais la ligne ou le lieu et la date était inscrit. Une fois. Deux fois... Je sautais sur mes pieds. C'était aujourd'hui ! Et il devait m'attendre depuis au moins deux heures !

Anna, qui se demandait quoi, se mit en travers de mon chemin. Je la fixais méchamment. Elle ne bronchait pas. Je la poussais, elle tombait, et je me mis à courir. Elle me poursuivait. C'était une sorte de jeu, vu que nous rigolions. Lorsque qu'elle m'attrapa, elle me mit a terre et me chatouilla. J'explosais de rire. Je repensais à la lettre de Thomas.
Ce n'était pas le moment de jouer !

Je me forçais. J'essayais de toutes mes forces de ne pas rire. Anna me lâchait enfin. Je me remis à courir. Direction : la mer. Celle-ci ne se trouvait pas si loin de chez ma grand-mère, et, si je courrais vite, sans m'arrêter, j'y arriverais en moins de quinze minutes.

J'étais essoufflée. Mais, au loin, j'apercevais une silhouette capuchonnée, et je reconnu le pull que j'avais offert a Thomas, lors de son dernier anniversaire. Je me mis à pleurer de joie en le voyant. Je tombais a genoux, et, je roulais sur le flanc. J'étais en manque d'oxygène. Je criais son prénom, et m'endormis. Je me sentis soulevée. Que se passait-il ? [...]

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 16:39

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 14:46

Bien être

Bien être
[...]Je me sentais légèrement secouée. J'étais en mouvement, sans pour autant bouger réellement. J'ouvrai les yeux, et m'aperçus que j'étais allongée sur la banquette arrière de la petite 206 grise. A travers la vitre en face de moi, les arbres défilaient. Tout s'expliquait. Je me sentais bercée, car la voiture roulait.

Je penchais doucement la tête vers l'arrière, et regardait Thomas. Il était accoudé à la portière, les yeux fermés, sa main gauche soutenant son doux visage. Il ne dormait pas. Même si ses paupières étaient closes, il caressait mon bras droit avec son pouce. Je rougissais et j'eus un frisson. Il leva les yeux sur moi.

-Si tu veux que j'arrête, dis le hein ?
-Oui, mais...ça ...Ça ne ...ne me dérange pas...
bégayais je.
-J'avoue que je n'avais pas envie d'arrêter. Rigola t'il.

A présent, il passait le dos de sa main sur ma joue. J'étais bien, allongée sur la banquette, la tête sur ses genoux. Mais le soir de son départ, je m'étais juré de ne pas lui dire.

-Hey les tourtereaux.- ce simple mot me fit rougir- on est arrivés chez vous !
-On a vu, Axel. Soupirait Thomas

Mon ami sortait de la voiture et m'aidait à me relever. Il me ramena chez moi et frappa à la porte. Ma mère ouvrit, surprise.

-Thomas ? Tu ne devais pas revenir dans deux mois ?
-Si, mais il y a eu un malentendu.
Rigola t'il. C'était deux semaines, en fait. Je suis désolé madame, mais, mes parents m'attendent.

Ma mère acquiesça à cette réponse, mais, comme si elle avait eu une illumination, elle posa son doigt sur sa lèvre inférieure, et avoua que les parents de notre voisin étaient partis, pensant que ce dernier ne rentrerait qu'après deux mois. Il porta sa main devant ses yeux, soupira et haussa les épaules.

-Ils n'ont pas laissés de clés, c'est ça ?

Elle hochait la tête, réponse positive, et lui proposait la chambre d'amis que nous avions.
A ce moment, la voiture redémarrait, et Axel fit signe de la main à Thomas, signe bizarre qui fut rendus d'ailleurs.
Il reposait ces beaux yeux sur ma mère, et acceptait l'offre. Je l'aidais à monter ses valises à l'étage.

Je tremblais. La chambre d'amis était juste à coté de la mienne... résisterais-je à mes sentiments profonds, sincères envers lui ? Résisterais-je à l'envie de voir son visage endormi ?
Pendant qu'il prenait sa douche, je changeais les draps de son lit, des milliers d'idées malsaines en tête, que je tentais en vain, d'ôter de mes pensées. Je me remis à pleurer, je ne devais pas penser ainsi. C'était mal, idiot, égoïste... Je m'écroulais sur le sol. Bras croisés sur les genoux, tête pausée sur mes mains, je tentais de dissimuler mes larmes, tandis que thomas revenait.

-Olivia...chuchota t-il.

Il me prit dans ses bras, et, du bout des doigts, essuya quelques gouttes coulant le long de mes joues. Je respirais profondément son odeur. Elle avait changée. Elle était plus sucrée, pas désagréable pour autant. Je ne voulais pas le lâcher, mais il m'obligeait à aller me coucher. Même si j'avais dormis dans la voiture, j'étais fatiguée.

J'entrais dans mon lit, remontais la couverture sur mes épaules, roulais sur le flanc gauche, et m'endormis vite, très vite.
Durant la nuit, quelque chose me chatouilla le visage. C'était Thomas qui caressait mes joues. Lorsque j'ouvris les yeux, il se pencha sur moi, plongea son regard dans le mien, et m'embrassa

Le lendemain, je me sentais bien. J'avais fait un beau rêve. En était-ce seulement un ? Je l'espérais. Si c'était la réalité, je ne devais pas recommencer....[...]

# Posté le mardi 24 juillet 2007 10:51

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 12:18

réveil

réveil
[...] Je fixais mon réveil. Il affichait six heures. Quelques jours après le départ de Thomas, je me réveillais toujours à cette heure.
J'avais encore sommeil, mais je n'arrivais pas à me rendormir. Je rouvrais les yeux. Six heures et demie. Je me levais sans faire de bruit, glissais mes pieds dans mes pantoufles bleues, et descendis l'escalier, qui comme à son habitude, grinçait.
Personne en vue. Ce n'était pas plus mal. Je mis ma main devant ma bouche, baillais bruyamment, et m'étirais.

-Olivia ? S'enquit une voix d'homme.

Je me dirigeais dans le salon, d'où provenait ce son exquis.

-Bonjour, Thomas.
-Bonjour. Bien dormis ?


Il souriait a pleine dent. Même le matin, il était magnifique. J'acquiesçais et lui retournais la question. Cela me paraissait idiot de lui demander, il « rayonnait » de bonne humeur. En guise de réponse, j'eu un autre sourire de sa part. Son voyage l'avait transformé. Avant, lorsqu'il souriait, il rougissait. Ce n'était plus le cas. Je me posais à ses cotés, sur le plancher froid, devant la télévision.

-Thomas ?
-Oui ?
répondit de sa belle voix mélodieuse.
-A propos d'hier soir...
-Tu m'en veux de t'avoir prise dans mes bras pour te consoler ?


Il fit la moue. Ce baiser... c'était un rêve. Un rêve tellement réaliste...
Je secouais la tête de gauche a droit, juste le temps de reprendre mes esprits.

-Non. Je voulais juste m'excuser.
-De ?
S'étonna t'il.
-D'avoir pleurer comme une idiote. Avouai-je.

Il rigolait. Il avança son visage près du mien, plongea son regard dans mes prunelles, et avoua :

-C'est normal tu sais.

Il restait ainsi un moment, avant de se reculer brusquement, une sorte de tristesse dans les yeux. Le silence s'installa. Je fixais la télévision sans pour autant m'en préoccuper.
Thomas changea la chaîne, et se mit à débattre seul sur le ridicule du présentateur de l'émission. Je me mis a rire, et ajoutais quelques commentaires a ses remarques.

-Olivia ?
-Oui ?
-Je suis content que mon voyage n'ait pas duré deux mois. Tu m'as manqué.


Sa phrase résonnait dans ma tête. Je ne réagissais pas, il baissait les yeux.

-Je...euh...
Répondis-je rougissante.
-Laisse Ollie. Je comprends.

Qu'avait-il compris au juste ?

-Ce n'est rien
, souriait-il attristé, de bons amis resteront toujours de bons amis.

Je ne comprenais rien. Que voulait-il dire par la ? Je m'en voulais. Oui. Je m'en voulais d'être si bête. Il se remit à débattre sur la perruque du présentateur, avec moins d'enthousiasme cependant. Je n'aimais pas le voir comme cela, il fallait que je réagisse.

-Tu m'as manqué aussi. C'est pas pareil ici sans toi.

Il se stoppa, posa ses yeux sur moi, sourit et ajouta :

-Au fait, joli pyjama.
-Contente que ça te fasse rire.


Un fou rire général éclata à sept heures du matin. Dan était au travail depuis cinq heures, et ma mère était partit une demie heure après lui, nous pouvions donc faire autant de bruit que nous le voulions, cela ne dérangerait personne.
Mon ami me proposait d'aller au lac l'après midi. C'était un endroit magnifique, magique, romantique... Non !
Voyant ma moue contrariée, il reprit :

-Je peux appeler Axel et Anna si tu veux.

Cela me rassurait. Me connaissant, je n'agirais pas devant ma cousine.

-C'est d'accord. Répondis-je. [...]

# Posté le samedi 28 juillet 2007 13:10

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 14:47

Arrivée au lac

Arrivée au lac
[...] L'eau chaude coulait le long de mon visage. Sous la douche, je repensais a ma matinée passée avec Thomas, et planifiait mon après midi.
Il fallait que je reste avec ma cousine, sans pour autant m'éloigner de lui. Comment allais-je faire pour cela ?...

-Olivia ? Tu as bientôt finit ? Criait Dan.
-Oui, encore deux minutes !

Je tirais le rideau de douche, posais les pieds sur le tapis moelleux, et attrapais mon peignoir.

-Voila voila !

Je courais jusque dans ma chambre pour m'habiller. Arrivée, je poussais violemment la porte coulissante de mon armoire, et attrapais en vitesse mon pantacourt, mes sous vêtements, et mon débardeur blanc.
J'enfilais mes habits tellement vite, que je tombais, essoufflée. Je rigolais. Seule. Sur le sol de ma chambre.
Quelques minutes plus tard, Thomas frappa à ma porte, entrait, et me fit signe de le suivre. Il était temps d'aller au lac. Je le suivais, il m'ouvrit la portière de la voiture, et la refermait en rigolant, je l'imitais.

Mon père se demandait quoi, mais il se mit à rire avec nous, sans savoir pourquoi. Il nous observait dans le rétroviseur, en souriant. Il était heureux de revoir Thomas, il n'y avait pas que lui. Tout le monde ici, toute personne qui le connaissait l'appréciait. Il n'était pas du genre à se faire beaucoup d'ennemis. Il avait beau être d'une intelligence moyenne, son physique n'en restait pas moins beau.

Lorsque mon ami aperçus le lac, il me le montra du doigt. Dan s'arrêta sous un sol pleureur, et nous fit signe de la main. Il repartait au travail, aucuns doutes.
Anna était déjà la, et lorsqu'elle vit Thomas, elle courut vers lui, lui fit la bise, et le prit par le bras. Elle n'allait pas le lâcher de l'après midi.
Axel arriva un peu plus tard. Ce grand gaillard portait un large collier noir en cuir, orné de pics et de deux chaînes. Il portait aussi une chemise blanche, ainsi qu'un jeans bleu foncé, dont quelques endroits étaient délavés.

Il nous héla, s'approcha lentement, souris à pleine dent, et se présenta.
Il poussa Thomas du coude, et se mit à rire. Mon ami lui rendit le coup, s'enleva de l'emprise d'Anna, et partit avec Axel dans la cabane au bord de l'eau.
Ils revenaient tous les deux un papier a la main. Ils nous avaient loué une barque pour l'après midi.
Ma demi s½ur montait la première, suivit d' Axel, Thomas et moi. Je n'aimais pas cette idée d'aller dans une barque, mon meilleur ami l'avait compris. Il tendit la main pour m'aider à enjamber le rebord du petit bateau en bois. [...]

# Posté le mercredi 01 août 2007 14:44

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 14:47

L'accident

L'accident
[...] Anna était scotchée à Thomas depuis le début de notre balade en barque. Elle faisait la fille effrayée, même si elle ne l'était pas, et, des que notre barque tanguait un peu, elle gémissait et s'accrochait encore plus a lui.
Axel, accoudé au rebord du petit bateau de bois, observait songeur, la rive lointaine.
Quand a moi, au moindre mouvement de l'eau je me crispais. Contrairement à ma cousine, j'avais réellement peur. Les mains posées sur mes genoux, je me contentais de réguler ma respiration pour ne pas montrer que j'avais la frousse.

Je ne sais pas comment s'est arrivé exactement. Anna était assise, toujours dans son rôle, et sans savoir pourquoi, au moment ou je me sentais mieux, elle se levait brusquement. Suite a cela, la barque pencha violement vers la droite, le coté ou j'étais, et je tombais a l'eau.
Thomas tentait de m'attraper alors que je chutais, en vain.
Ma tête heurta la coque alors que je m'obstinais à lutter contre mon funeste destin. Je paniquais. Je n'avais pas peur de l'eau... c'était plutôt le manque d'oxygène et l'obscurité qui m'effrayaient.
J'ouvrais les yeux à la recherche de lumière. L'eau rendait ma vue floue, et me brûlait les yeux, ceux-ci n'étant pas habitué à entrer en contact avec l'eau sale du lac.

Les maigres rayons du soleil ayant pénétrés dans l'eau se reflétaient sur quelque chose. Une silhouette noire, d'où s'échappaient les éclats de lumière, m'emmenait avec elle alors que je commençais à me noyer.
A la surface, je sentais qu'on tirait mon corps hors de l'eau, me hissant dans la barque par les épaules. La personne qui me tenait dans ses bras, me posait délicatement sur le bois sec du petit bateau. Celui-ci tanguait lorsque la personne m'ayant permis de vivre plus longtemps remontait a bord.

Quelqu'un penchait ma tête sur la droite, et je recrachais de l'eau lorsqu'on appuyait sur ma poitrine. Mes yeux me brûlaient et, même s'ils étaient ouverts, je ne distinguais que des silhouettes floues. Je les fermais lentement. Une voix m'interdisait d'abandonner. Une autre la rassurait lorsque je rouvrais doucement les paupières. Thomas m'apparut, et Axel se tenait derrière lui, trempé.
Mon ami d'enfance enlevait les quelques mèches qui collaient sur mes joues, passait sa main sur mon front, immédiatement suivit de ses lèvres. Rêvais-je ? Non, c'était la réalité. Alors pourquoi avais-je cette sale impression de rêver, hormis le fait que je voyais encore flou à cause de l'eau du lac ?

Axel enlevait sa chemise trempée. Tom, lui, m'assit sur le fond de la barque, se mit à coté de moi, et passa ses bras autour de mes épaules froides et humides. Il posait son menton sur le dessus de mon crâne tout en frictionnant mes bras pour que je n'attrape pas froid. Ensuite, il ordonnait à son ami de prendre la direction de la rive. Ce dernier acquiesçait et éternuait. Il se mit à rire et reprit les rames.

-Tu n'as pas froid torse nu Axel ? S'inquiétait Thomas tout en me serrant contre lui.
-Froid ? Alors qu'il fait si bon ? Rigolait l'autre.
-Et toi Anna, ça va ? S'enquit Tom.
-Oui... ça va.
-C'est vrai, t'as pas dit un mot depuis tout a l'heure. T'as plus peur on dirait !
Continuait Axel, toujours aussi souriant.
-Ca va, j'ai dis. Répondit sèchement ma cousine.

A cet instant, la mort prenait un tout autre sens pour moi. Avant, je pensais que c'était douloureux de partir, et qu'après ça, on continuait à souffrir. Après mon accident, j'avais prit conscience qu'on ne souffrait pas, mais c'était autre chose pour « l'avant mort ».
Comme lorsque je commençais a me noyer. J'avais mal, je manquais d'oxygène, mais je savais qu'après je ne sentirais plus rien. Personne ne peut savoir ce que cache la mort, sauf ceux qui en reviennent [...]

# Posté le vendredi 10 août 2007 17:10

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 14:07